La grotte du coléoptère                 (Page vue entre 500 et 1000 x)


(   Insès Vâs No 999 , village de   Juzaine , localité de   Bomal-sur-Ourthe, Entité de   Durbuy )

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                     La grotte est classée parmi les plus intéressantes de Belgique au point de vue des découvertes qui y ont été faites par d'éminents archéologues, notamment en 1923-24 et lors de fouilles effectuées entre 1972 et 1978. Des savants et spécialistes anglais, polonais, américains et belges, bien sûr, y ont travaillé.
                    
                     1.1. Les grottes préhistoriques de la région de Durbuy.
                    
                     En 1972, nous avons entrepris une recherche sur les sites de grottes occupés au Paléolithique, situés sur le territoire actuel de DURBUY. Jusqu'en 1977, nos travaux furent pris en charge par le Centre Interdisciplinaire de Recherches Archéologiques de l'Université de Liège. Ils se sont poursuivis ensuite sous l'égide de la Société Wallonne de Palethnologie.
                     Il serait injuste de laisser croire que cette recherche fut une entreprise individuelle. Tout au contraire, elle résulte d'une coopération interuniversitaire et internationale. Les résultats concernant la géologie, la sédimentologie et la minéralogie sont dus à C.EK, E. JUVIGNE et G. TOUSSAINT (Université de Liège), ceux de palynologie à F. DAMBLON, ceux de paléontologie à Madame C. MOURER (Université de Lyon) et à J.M. CORDY (Université de Liège). Les datations par la méthode du carbone 14 sont dues à E. GILOT (Université de Louvain) et par la thermo-luminescence à M. BARBETTI (Université d'Oxford, actuellement à Sidney). Les études de stratigraphie, de palethnologie et d'archéologie doivent beaucoup à Madame M.CAMPBELL-MARDAGA et à J. CAMPBELL (Université d'Oxford, actuellement à Townsville), à S. KOSLOWSKI (Université de Varsovie) et à S. COLLCUT (Université d'Oxford). La plupart des photographies, dessins et plans sont dus à A. SILVESTRE (Université de Liège). Nous avons personnellement dirigé les travaux sur le terrain et coordonné les recherches ultérieures; nous avons aussi étudié le matériel archéologique paléolithique. Nos travaux sur place ont toujours pu se dérouler avec facilité grâce à l'accueil favorable des autorités communales de Bomal d'abord, de Durbuy ensuite. Qu'il nous soit permis de saluer ici la mémoire de J. PETITPAS, qui nous témoigna toujours un appui bienveillant. Notre gratitude va aussi à M.J. DELLICOUR qui nous autorisa à effectuer des fouilles dans la grotte de Verlaine, dont il est propriétaire.
                    
                     L'OCCUPATION DES GROTTES AU PALEOLITHIQUE.
                    
                     On a parfois imaginé d'une manière un peu naïve l'existence d'un « homme des cavernes » qui vivait continuellement dans les grottes pendant les périodes glaciaires du Paléolithique. Il est nécessaire de réviser cette conception, encore trop souvent répandue dans les manuels scolaires. Les Paléolithiques étaient des nomades; ils campaient en plein-air, sous tente ou sous abri, occasionnellement ils s'installaient dans une grotte. Dans ce cas, les informations fournies par les fouilles montrent que l'habitat pouvait être aménagé autant devant la grotte qu'à l'intérieur de celle-ci. La forme des terrasses actuelles ne correspond évidemment pas à la topographie que les Paléolithiques ont connue et il est évidemment illusoire de tenter de les classer en degrés d'accessibilité, « selon que le talus qui précède l'entrée est très escarpé ou en pente douce» ... aujourd'hui!
                     Faute de données suffisamment précises, dont l'enregistrement a été négligé lors des anciennes fouilles, nous ignorons la fonction exacte que pouvait présenter l'aire d'habitat de la grotte par rapport à celle de la terrasse.
                     Les grottes présentent toujours un intérêt particulier pour l'archéologue-paléolithicien. Les probabilités d'y découvrir une occupation paléolithique sont beaucoup plus élevées que pour les sites de plein-air, dont la découverte dépend toujours de conditions aléatoires. D'autre part, le milieu karstique est favorable à la bonne conservation de la matière osseuse, ce qui favorise les études paléontologiques comme celles de l'industrie en os et en bois de renne.
                    
                     LES SITES.
                    
                     LA GROTTE DU COLEOPTERE A JUZAINE (BOMAL).
                    
                     Le site.
                    
                     La grotte du Coléoptère s'ouvre au pied d'une falaise de calcaire frasnien dite « Li Rotche-al-Paplaine» à Juzaine. La caverne elle-même est de petite dimension. C'est une cavité de type ascendant, qui est par conséquent favorable à la conservation de la chaleur. La salle d'entrée, qui constitue l'essentiel de la grotte, pouvait former une surface habitable d'environ 20 m2 à l'époque paléolithique. La morphologie de la terrasse qui s'étend aujourd'hui devant la grotte est d'origine anthropique récente. Les observations effectuées au cours des fouilles permettent de lui attribuer une surface habitée égale à 4 ou 5 fois celle de la grotte, au maximum de l'occupation paléolithique.
                    
                     Les fouilles.
                    
                     Vers 1900, un fermier aménagea une écurie pour son cheval à l'intérieur de la grotte. Lors de cet aménagement, il est probable qu'une partie de la première couche archéologique fut rejetée sur les bords de la terrasse.
                     En 1923 et 1924, J. HAMAL-NANDRIN et J. SERVAIS fouillèrent la totalité de la grotte et une partie de la terrasse. Ils publièrent un rapport concernant leurs travaux l'année suivante (J. HAMAL-NANDRIN et J. SERVAIS, 1925). Ce rapport est malheureusement très sommaire.
                     De 1972 à 1978, nous avons dirigé quatre campagnes de fouilles dans la partie Ouest de la terrasse. Un rapport préliminaire en a été publié (M. DEWEZ, 1975).
                    
                     Stratigraphie.
                    
                     Nous ne connaissons que très peu de choses de la stratigraphie de la grotte. Les premiers fouilleurs y avaient observé trois couches. La première, couche A, contenait des vestiges du Néolithique ou de l'Age des Métaux, la seconde, couche B, des vestiges du Paléolithique Supérieur (Magdalénien), la dernière, couche C, ne contenait que de la faune quaternaire. Lors de la fouille de la terrasse, Hamal-Nandrin et Servais observèrent la présence d'une couche supplémentaire intercalée entre la couche A et la couche B. Cette couche contenait aussi des vestiges du Paléolithique supérieur final.
                     Les nouvelles recherches ont permis de considérer la stratigraphie d'une manière assez différente, puisque aux endroits les moins perturbés, nous avons distingué la superposition d'une quinzaine de couches.
                     Les trois premières couches sont d'époque historique. La couche 4 contient de la céramique, de l'industrie lithique et de très rares restes osseux. Nous attribuons ce matériel à une occupation de l'Age du Bronze. La couche 5 est subdivisée en deux formations, 5 A et 5 B. La formation supérieure 5-A contenait les traces d'une occupation mésolithique, représentée par de l'industrie lithique et de la faune.
                     La couche 6 est également subdivisée en deux formations, 6 A et 6 B. La couche 6 A est parfois simplement représentée par des lentilles discontinues. C'est à ce niveau que l'on retrouve des traces de l'Ahrensbourgien (Paléolithique final). La couche 7 n'a pas livré d'industrie.
                     La couche 8 comprenait une occupation magdalénienne (Paléolithique supérieur). Dans la partie de la terrasse la plus éloignée de la falaise, le niveau magdalénien a subi de fortes cryoturbations. Celles-ci sont survenues lors du dernier stade glaciaire entre 9.000 et 8.000 avant notre ère, lorsque s'est formée la couche 6 B. Les phénomènes de gel intense ont produit non seulement des fentes de gel, visibles dans la couche sous-jacente, mais aussi un redressement de certains objets, en particulier des restes fauniques de la couche 8 qui ont pénétré dans la couche 7. C'est ainsi que nous avons dans cette zone une formation «7-8».
                     Les couches inférieures contenaient de la faune pleistocène, Mammouth, Rhinocéros, Hyène, etc.
                     Lors de ses travaux, J. Hamal-Nandrin semble bien avoir réuni les couches 2 à 5 A, qu'il considère comme néolithiques ou de l'âge des métaux (couche A des fouilles de 1923-1924), de même que les couches 5 B et 6 (couche A'). Les couches 7 et 8 correspondent à sa couche B et les couches sous-jacentes à sa couche C.
                    
                     LES OCCUPATIONS HUMAINES.
                    
                     A. Age du Bronze final.
                    
                     La typologie des tessons de céramique récoltés dans cette couche nous permet de lui attribuer une date probable de l'Age du Bronze final. La céramique n'est cependant pas accompagnée d'objets métalliques, mais seulement de pointes de projectiles en silex, pointes de flèches à pédoncule et ailerons, pointes foliacées et une grande pointe en silex du Grand-Pressigny récoltée lors des anciennes fouilles. Les vestiges osseux sont rares, très fragmentaires et toujours en mauvais état de conservation. Il semblé que seules les dents aient pu résister à la corrosion des acides humiques de ce sol; nous y avons retrouvé une série de dents humaines et une croche de cerf perforée.
                     Tous les objets récoltés dans cette couche sont en position secondaire. Il nous paraît cependant probable qu'il sont contemporains.
                     Il est devenu difficile aujourd'hui d'interpréter ces vestiges, puisque notre documentation est lacunaire. Nous croyons que la majorité d'entre eux sont en relation avec une ou plusieurs sépultures, probablement collectives, installées dans la grotte et dans les anfractuosités du rocher qui domine la terrasse. Des tessons de céramique, du même type que ceux qui furent récoltés sur la terrasse, ont été découverts dans un diverticule de la grotte, précisément en communication avec l'une des anfractuosités de la falaise.
                     La persistance du rite d'inhumation collective en grotte au Bronze final a été signalée dans nos régions par M. Marien, notamment à la grotte de Han, au Trou del Leuve à Sinsin et à la grotte de Wérimont.
                    
                     B. Mésolithique.
                    
                     A la période dite Atlantique, lorsque le climat de nos régions était plus doux qu'il ne l'est actuellement, des hommes d'un groupe mésolithique, appartenant à la culture du Beuronien tardif, vinrent installer leur campement le long de la falaise qui abrite la grotte clu Coléoptère. Ces hommes étaient des chasseurs nomades qui s'étaient répandus depuis longtemps dans les forêts giboyeuses de la vallée de l'Ourthe. A Bomal, ils chassaient surtout les sangliers et, occasionnellement, les chevaux sauvages (2) et les cerfs. La présence de restes, assez nombreux, d'une variété de chèvre, fait penser à la possibilité d'un début de domestication. Les Mésolithiques connaissaient aussi le chien domestique, dont l'utilisation devait être nécessaire pour la chasse au sanglier dans la forêt. Les Beuroniens ont laissé à Bomal quelques 700 silex. Comme tous les hommes du Mésolithique, ils débitaient de petites lamelles qu'ils fractionnaient après les avoir encochées pour faciliter la cassure. Les fragments de lamelles étaient alors retouchés en oblique de manière à avoir des bords abrupts assez résistants. Les formes recherchées étaient souvent géométriques, comme des petits triangles de 2 ou 3 cm de longueur, ou des trapèzes. Le plus souvent, à Bomal, ils se contentaient d'aménager une simple troncature. Ces instruments servaient à barbeler des flèches ou d'autres armes.
                     Les conditions de mise en place et de préservation de cette couche ne nous ont malheureusement pas permis de retrouver le plan de leur habitat. Comme ils s'étaient installés sur un sol comprenant de nombreux gros blocs de pierre, beaucoup d'instruments en silex et de restes osseux avaient glissé le long de ces blocs.
                     Une analyse par la méthode du carbone 14 a permis de dater cette couche d'environ 5.000 ans avant notre ère (LV 718 = 7.000 ± 90 B.P.).
                    
                     C. Ahrensbourgien.
                    
                     Les Ahrensbourgiens sont aussi un peuple de chasseurs nomades. Ils proviennent du Nord-Ouest de l'Allemagne, et il semble que le bassin de l'Ourthe constitue la limite extrême de leur expansion vers l'Ouest. Ils vécurent à une époque que les spécialistes désignent sous le vocable de « Dryas III», et qui s'étend plus ou moins entre 9.000 et 8.000 avant notre ère. Ce fut une période extrêmement froide et les effets du climat peuvent se constater dans la couche 6B. On y retrouve un amoncellement de petits cailloux anguleux qui proviennent de l'action du gel sur la falaise. Les plus gros blocs de calcaire avaient été gelés sur place, et, lors des fouilles, nous ne pouvions les déplacer sans qu'ils se fragmentent en nombreux petits morceaux. Les Ahrensbourgiens qui campèrent à l'entrée 3 la grotte ne nous sont connus que par peu de traces. En effet, le sol de leur habitat à dû se actionner en lentilles lors du dégel, et celles-ci ont glissé petit à petit vers le fond du vallon. Nous avons pu retrouver deux de ces lentilles espacées d'environ 6 mètres l'une de l'autre, et nous avons constaté que l'on pouvait recoller les fragments d'un instrument en os de la première lentille avec les autres morceaux qui se trouvaient dans la seconde.
                     es Ahrensbourgiens étaient surtout des chasseurs de rennes, qui se déplaçaient dans la toundra. Ils utilisaient, pour armer leurs flèches, une pointe de silex se terminant par un pédoncule que nous désignons maintenant sous le nom de « pointe d'Ahrensbourg ». Nous n'en avons retrouvé qu'une seule à Bomal; elle était accompagnée d'autres instruments en silex, parfois très similaires aux petites pointes tronquées des Mésolithiques. Deux objets de parure provenant de cette couche furent récoltés lors des premières fouilles. Il s'agit d'une canine d'Isatis (renard polaire) et d'un petit galet en quartzophyllade qui a été abandonné alors qu'on avait commencé à le perforer.
                    
                     D. Magdalénien.
                    
                     Les Magdaléniens appartiennent à une civilisation préhistorique qui a duré environ 5 millénaires (environ de 15.000 à 9.000 avant notre ère). Ils semblent provenir du Sud-Ouest de la France, où leurs peintures sur les parois de grottes comme Lascaux les ont rendus assez célèbres de nos jours. Lorsqu'un de leurs groupes arriva à Bomal, ils étaient entrés dans la dernière phase de leur culture. Les analyses par la méthode du carbone 14 nous indiquent qu'ils étaient là vers 10.300 avant notre ère (LV.71 7 = 12.400 ±110 B.P. et LV 686 = 12.150 ±150 B.P.).
                     Nous avons eu la chance de retrouver une partie du plan de l'habitat magdalénien. Il semble que la première chose qu'ils aient fait, en arrivant, fut de saupoudrer d'ocre rouge une bonne partie de la zone qu'ils allaient occuper. Nous avons retrouvé, là où la couche était restée en place, cette sorte de tapis de poussière rouge dont la couleur est avivée par l'humidité du sol. Les instruments en silex et en bois de renne reposaient dessus, là où l'homme les avaient laissés il y a 12.000 ans. Les Magdaléniens installèrent un grand foyer le long de la paroi Est, près de l'entrée de la grotte. Des petits foyers secondaires, ou peut-être plus simplement des rejets de cendrée du grand foyer, furent observés aussi dans cette zone.
                     Du côté Ouest, les Magdaléniens construisaient un abri dont le fond était en forme de cuvette et où ils retouchaient leurs instruments en silex à l'aide d'un morceau de côte de cheval. Entre cette zone Ouest et les foyers, il travaillaient les bois de renne et l'os; ils abandonnèrent là plusieurs instruments osseux inachevés. Dans le même secteur, il semble qu'ils aient effectué aussi des travaux de couture; nous y avons retrouvé une série de perçoirs en silex qui avaient été fabriqués les uns après les autres à partir d'un même rognon de silex et nous avons récolté, perdues dans les interstices des pierres, quelques aiguilles à chas en os, la plupart brisées. Enfin, à la bordure Ouest de l'habitat, nous avons découvert une zone de rejet des débris de repas.
                     L'outillage osseux des Magdaléniens se composait de harpons en bois de renne, de pointes de sagaies dont la base est aménagée en double biseau et le fût parfois muni de rainures pour y enchâsser des barbelures en silex, de poinçons, de ciseaux (outil en forme de coin à extrémité tranchante), d'aiguilles à chas et de bâton de renne munis d'une perforation.
                     L'outillage lithique comprend de nombreuses petites lamelles dont un bord est abattu par des retouches abruptes et l'autre bord est laissé tranchant. Ces lamelles sont souvent pointues, parfois leur base est également aménagée par une retouche abrupte (troncature). Les burins sont des instruments dont la partie agissante est formée par un biseau aménagé dans l'épaisseur de l'outil. Les grattoirs ont un front convexe aménagé en bout de lame. Les perçoirs et les becs montrent une ou plusieurs pointes dégagées sur les bords des éclats de silex.
                     Le matériel apparemment non-utilitaire comprend notamment une série de coquilles fossiles, provenant du bassin de Paris; certaines sont perforées et ont pu servir d'éléments de collier. Quelques os sont décorés de motifs géométriques ou de simples encoches plus ou moins groupées dont la signification exacte nous échappe.
                     Les Magdaléniens travaillèrent aussi l'ivoire de Mammouth. C'est dans cette matière qu'est confectionné un objet curieux qui a donné son nom à la grotte, le « Coléoptère ». Il s'agit d'un objet en ivoire poli et incisé; une face est plate, l'autre est bombée. L'objet est muni de deux perforations obliques destinées à le fixer sur un support. La partie inférieure est brisée; originellement il devait avoir une forme ovale et mesurer environ 45 mm. Les premiers fouilleurs ont estimé que cet objet devait représenter un coléoptère. Actuellement à la suite des travaux du Pr. A. Leroi-Gourhan, on croit qu'il s'agit plutôt d'un symbole sexuel féminin.
                     Nos Magdaléniens chassaient à peu près autant le cheval que le renne. Ils avaient aussi capturé des animaux à fourrure comme l'ours brun, le lynx et le renard. Les restes d'un aigle figurent aussi parmi leur tableau de chasse.
                     Comme nous avons retrouvé les os des pattes qui suportaient les griffes à proximité de coquilles fossiles perforées, il est probable que les griffes impressionnantes de ce rapace devaient servir aussi à décorer un collier ou un autre élément de parure.
                    
                     AUTRES HABITANTS DE LA FALAISE.
                    
                     La falaise de la Grotte du Coléoptère ne fut pas seulement fréquentée par les hommes de la Préhistoire mais aussi par de nombreux rapaces diurnes et nocturnes comme le hibou grand-duc, le hibou des marais ou la chouette épervière. Ces rapaces capturaient de grandes quantités de rongeurs et d'oiseaux et en régurgitaient les restes osseux.
                     C'est ainsi que nous avons retrouvé dans la plupart des couches des milliers de vestiges de microfaune et d'avifaune. Ces restes sont d'un très grand intérêt pour les paléontologues, car ils permettent de reconstituer l'environnement du site et, par leur position stratigraphique, la succession des climats.
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    
                    





GROTTE DU COLEOPTERE (JUZAINE - BOMAL) Vue des fouilles en 1974.





MAGDALENIEN - GROTTE DU COLEOPTERE harpon en bois de renne, découvert en 1924. Harpon en bois de renne, découvert en 1972 — magdalénien





GROTTE DU COLEOPTERE Magdalénien — Aiguilles à chas.





GROTTE DU COLEOPTERE - Magdalénien — Bois de renne avec début de perforation





GROTTE DU COLEOPTERE - Magdalénien — Le « Coléoptère » en ivoire de mammouth





GROTTE DU COLEOPTERE - Magdalénien — Coquilles fossiles du tertiaire du Bassin de Paris, récoltées par les Paléolithiques





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